L’année 2026 marque une nouvelle étape pour le secteur immobilier. Sans bouleversement brutal, plusieurs ajustements réglementaires entrent en vigueur. Ils concernent la performance énergétique, la location, le financement et l’épargne. Ces évolutions modifient les stratégies des propriétaires, des acheteurs et des investisseurs. Mieux vaut les comprendre pour sécuriser ses projets. Zoom sur ces principaux changements immobiliers.
Le Diagnostic de Performance Énergétique évolue au 1er janvier 2026. Le coefficient de conversion de l’électricité baisse. Il passe de 2,3 à 1,9. Ce changement technique a des effets très concrets. De nombreux logements chauffés à l’électricité voient leur note énergétique s’améliorer automatiquement.
Cette évolution concerne en particulier les appartements et maisons construits dans les années 1990 et 2000. Sans engager de travaux, certains biens sortent des classes les plus pénalisantes. Cela améliore leur attractivité sur le marché. Pour les vendeurs, c’est un argument de valorisation. Pour les bailleurs, c’est un levier pour anticiper les futures interdictions de location liées aux passoires énergétiques.
En 2026, les plafonds des honoraires de location facturés aux locataires sont réajustés. Cette évolution suit l’indice de référence des loyers. Elle s’applique uniquement aux nouveaux baux signés à partir du 1er janvier.
Dans les faits, l’impact reste modéré. Mais cette hausse reflète la tension persistante du marché locatif. Dans certaines zones, la demande dépasse largement l’offre. Les professionnels de l’immobilier doivent composer avec des coûts en hausse, tandis que les locataires doivent intégrer ces frais dans leur budget global.
Le dispositif MaPrimeRénov’ connaît une suspension temporaire en début d’année 2026. Aucun nouveau dossier ne peut être déposé tant que le budget n’est pas réactivé. Cette pause crée une incertitude pour les propriétaires qui prévoyaient des travaux de rénovation énergétique.
Cette situation incite à revoir le calendrier des projets. Certains ménages choisissent de différer leurs travaux. D’autres se tournent vers des solutions de financement alternatives. Cette suspension rappelle l’importance d’anticiper les aides et de ne pas bâtir un projet uniquement sur des subventions publiques.
Les seuils de l’usure évoluent en 2026. Ces taux plafonds encadrent le coût total des crédits immobiliers. Leur ajustement peut influencer l’accès au financement, notamment pour les profils les plus fragiles.
Dans un contexte de stabilisation progressive des taux, ces changements restent à surveiller. Ils peuvent faciliter ou freiner certains projets selon la situation de l’emprunteur. Plus que jamais, la qualité du dossier et l’accompagnement bancaire font la différence.
Les Plans d’Épargne Logement ouverts en 2026 bénéficient d’un taux de rémunération revalorisé. Ce rendement plus attractif redonne de l’intérêt à ce produit longtemps délaissé.
Pour les ménages qui préparent un achat immobilier à moyen terme, le PEL redevient un outil pertinent. Il permet de sécuriser une épargne tout en gardant un objectif immobilier clair. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où la capacité d’apport personnel reste un enjeu central.
Le prêt avance mutation+, destiné aux ménages modestes souhaitant financer des travaux de rénovation énergétique, voit ses plafonds de ressources révisés. Cette adaptation vise à mieux tenir compte de l’évolution du coût de la vie.
Ce type de dispositif reste encore peu connu. Pourtant, il peut jouer un rôle clé dans la rénovation du parc immobilier ancien, notamment pour les propriétaires occupants aux revenus limités.
Certaines mesures générales, sans viser directement l’immobilier, ont un impact indirect. La revalorisation du SMIC peut améliorer la capacité d’emprunt de certains ménages. La généralisation des démarches en ligne, notamment pour les déclarations fiscales, modifie aussi les pratiques lors des transactions ou des donations liées à l’immobilier.
L’année 2026 s’inscrit dans une logique d’ajustement plutôt que de rupture. Le DPE devient plus favorable à certains biens. La location reste encadrée mais évolutive. Les aides à la rénovation traversent une phase d’incertitude. Le financement immobilier reste étroitement surveillé.
Pour les particuliers comme pour les professionnels, la clé reste l’anticipation. Comprendre ces changements immobiliers permet d’adapter sa stratégie, de sécuriser ses décisions et de saisir les opportunités au bon moment.
Economie.gouv – Particuliers : ce qui change au 1er janvier 2026
Pretto – SMIC, DPE, frais d’agence… ce qui change en janvier 2026
Journal de l’Agence – Changements immobiliers
Photo : Tom Lanoe – Pexels ©
